Note concernant le projet d’Aménagement de
l’Esplanade du Nouveau Port de Saint-Tropez
Le territoire de Saint-Tropez est doté, à l’entrée ouest de la Commune, d’un vaste espace de plus de 10 hectares appelé l’ « Esplanade du Nouveau port ».
Gagné, au fil des siècles sur la mer et essentiellement constitué de décombres et gravats déversés, plus particulièrement à la suite de la destruction des constructions du Vieux port à la fin de la deuxième guerre mondiale, ce territoire présente un aspect bien peu valorisant et a vu, au fil du temps, s’implanter de multiples activités (parkings publics, transporteurs maritimes, loueurs de bateaux, société nautique, chantiers navals, restaurant…) alors même que, depuis plus de 30 ans, toute constructibilité y était interdite à défaut d’un Plan d’aménagement de l’ensemble de la zone, approuvé par le Conseil Municipal.
A la fin des années 70, mon prédécesseur avait envisagé et soutenu un plan d’aménagement dit « projet Pouillon », qui n’avait pas reçu l’aval des tropéziens. Dans les années 80, au cours de mon premier mandat, j’avais entamé une démarche de concertations sous forme d’un « appel à idées » auprès de la société civile de Saint-Tropez.
Par la suite, à partir de 1996 et durant plus de dix ans, nous avons effectué un grand nombre d’études « d’opportunité » puis de « faisabilité », nous entourant, pour ce faire, de fonctionnaires d’Etat, d’organismes et de professionnels reconnus pour leurs expertises dans tous les domaines impliquant aussi bien les espaces terrestres et les plans d’eaux que leurs protections.
C’est ainsi qu’à la fin de mon dernier mandat, début 2008, je laissais en Mairie, à disposition de mes successeurs, le dossier complet d’un projet voté par le Conseil Municipal et devant lui permettre, d’une part d’adopter un Plan d’aménagement d’ensemble susceptible de régulariser la situation urbanistique de ce territoire et, d’autre part, de mettre en œuvre progressivement et selon les volontés des nouveaux élus, les différentes opérations prévues.
Je regrette infiniment que, pour des raisons qui tiennent, sans doute, à l’ampleur du projet et à l’insuffisance de ma communication à son sujet mais, aussi, à l’interprétation politicienne abusive qui en a été faite en vue des élections municipales de 2008, ce dossier ait été purement et simplement voué à l’abandon.
En effet, je suis, plus que jamais, convaincu que l’aménagement de l’Esplanade du port et la création d’un troisième bassin portuaire devront impérativement, un jour ou l’autre, être réalisés car ils sont et demeureront, en tout état de cause, indispensables à Saint-Tropez sur bien des plans.
Il ne fait malheureusement pas de doute que, lorsque le temps sera venu, après avoir perdu de nombreuses années, de telles opérations ne pourront se réaliser qu’à des coûts bien plus élevés et à des conditions qui impliqueront des sacrifices financiers des contribuables tropéziens. Ce qui n’était pas le cas du projet que nous avons présenté.
Ce document que je vous présente a été réalisé dans de brefs délais, avant la fin de mon dernier mandat. Il aurait, sans doute, pu bénéficier d’une meilleure présentation mais il permet, en quelques minutes, de se faire une idée plus précise sur les fondements de notre démarche et la réalité du contenu du projet.
Voici quelques éléments de réflexion et remarques que je tiens à vous communiquer pour une meilleure lecture du document:
- Les images, en particulier de la configuration du bâti au pourtour de l’espace, n’avaient pas pour objet de présenter le futur parti architectural mais, simplement, de donner une idée sur la volumétrie et les hauteurs des bâtiments telles qu’elles pouvaient être envisagées.
- L’espace « Forum » à l’est de l’Esplanade et au droit du Vieux Port est laissé libre de toute construction. Il méritera un aménagement paysager que nous n’avons pas voulu représenter.
- Sur la dalle du parking souterrain P1 (900 places) était prévu d’implanter une structure légère pour les salons, expositions et festivités alternativement ouverte ou fermée selon les circonstances.
Sur la dalle du parking souterrain P2 (600 places) était pressentie la réalisation d’un espace paysager qui n’est pas, non plus représenté.
- La réalisation du 3e bassin intégrait à sa limite Sud entre la société nautique et l’hélistation un plan d’eau nouveau, repris sur la partie terrestre de l’actuel littoral.
- Le plan d’eau de l’actuel Nouveau port devait accueillir, dans sa présente configuration et en hivernage, les bateaux de grande plaisance (25-50 m). Les unités de moyenne plaisance devant être installées sur le plan d’eau du futur troisième bassin.
- C’est par l’hivernage et la sédentarisation des bateaux de grande plaisance qu’était projetée la création d’une nouvelle économie d’entretien, de maintenance et de réparations de ces bâtiments à l’eau permettant la création de nombreux emplois annualisés de la filière nautique.
- Il était prévu que la réalisation, dans le temps, des parkings souterrains et du troisième bassin devaient s’autofinancer sans qu’il soit nécessaire d’en confier la conception, la maitrise et les avantages à des maîtres d’ouvrage privés et, encore moins, d’en appeler aux contribuables tropéziens.

